Gyss : les raisons du déménagement – extrait des DNA du 28 février 2013

Gyss : les raisons du déménagement – extrait des DNA du 28 février 2013
PERSPECTIVE GYSS IMPRIMEUR       –    La zone du Thal est presque remplie : les travaux viennent de commencer en vue du déménagement de la société Gyss Imprimeur, qui va quitter la zone d’activités Sud d’Obernai.

Les travaux ont commencé sur la zone d’activités du Thal, au nord de la ville, à l’emplacement de la future unité de Gyss Imprimeur. Le maire l’avait annoncé lors du dernier conseil municipal : l’imprimeur obernois implanté dans des locaux loués, dans la zone d’activités Sud, déménage pour des raisons pratiques, et économiques. La société va s’implanter sur 40 ares à l’arrière de la société Sobovia.

Il fallait aller vite, car le bail des locaux actuellement occupés par l’imprimeur obernois arrive bientôt à échéance. Un déménagement du sud au nord de la ville, c’est tout bon pour la ville, qui conserve une entreprise. Sans opportunité locale, Gyss serait sans doute allée voir ailleurs. Et rester à Obernai, c’est bien aussi pour Gyss Imprimeur, puisque la ville constitue une bonne adresse, qui correspond à son histoire, comme l’explique Christian Sipp, un pilier de l’entreprise dans laquelle il a fait toute sa carrière et dont il a aujourd’hui la responsabilité. La société est implantée à Obernai depuis 1911. Elle emploie 28 personnes. Son domaine, c’est l’impression sur toutes sortes de supports papier, des magazines aux brochures, en passant par les prospectus.

Des clients « qui nous aiment »

Christian Sipp ne cache pas que l’avenir de l’imprimerie, métier hérité de Gutenberg, reste bien incertain à l’heure du support écran. Mais l’avenir de l’imprimerie ne va pas s’effacer en une seule journée. Et ce déménagement-modernisation est loin d’être irréfléchi. La société obernoise a vu en effet ses marchés exploser. « Avant, nous avions des marchés à Strasbourg, maintenant, ils vont de Wissembourg à Saint-Louis, explique Christian Sipp, rien que pour l’Alsace. »

« Rien que pour l’Alsace » : car ce qu’on appelle ici le « marché français », essentiellement constitué par les entreprises parisiennes, représente environ 50 % du chiffre d’affaires.

Pas de secret : dans un domaine qui connaît une récession pour les raisons déjà exposées, il reste des places pour les meilleurs. Et le responsable de l’unité obernoise se félicite d’avoir des clients « qui nous aiment ». Pour des raisons qui tiennent aux relations historiques, mais surtout à la qualité alsacienne que l’on défend à Obernai.

Autre raison qui permet d’envisager avec optimisme un certain avenir, c’est l’affiliation de Gyss Imprimeur en 2008 à l’entreprise kehloise Kehler Druck, forte de près de 70 salariés. La filiale française peut ainsi s’appuyer sur la solidité d’un petit groupe pour mieux tenir ses marchés. Thomas Ness, 44 ans, l’un des deux dirigeants allemands, passe régulièrement voir la vitrine française de son groupe, dans lequel il a insufflé un nouvel état d’esprit, fait notamment de polyvalence. Et il veut aussi faire de la flexibilité un outil de l’indispensable adaptation au travail sur un marché qui réclame de la souplesse. Ainsi, à Obernai, on a changé le mode posté. Le nouveau site du Thal, sur 1 600 m², ne sera pas plus grand que l’actuel. Les deux presses actuelles seront remplacées par une seule machine, plus performante.

L’investissement total tourne autour de 5M EUR. Gyss voulait un déménagement rapide. Les travaux ont commencé lundi et le nouveau site devrait être opérationnel au début de l’été.

Claude Robinet

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